L'appel d'offre 2019 du Programme National des Hautes Energies (PNHE) est ouvert.

La note de cadrage Astronomie-Astrophysique ainsi que le texte de l’AO PNHE sont disponibles sur le site de l’INSU.

Les porteurs appartenant à une unité CNRS devront impérativement renseigner leurs demandes dans Dialog (Titre, Montant, Résumé) avant le 13 septembre 2018 - 17h. Les propositions complètes de projets scientifiques sont à présenter au moyen d’un formulaire électronique disponible à l’adresse https://sigap.cnrs.fr avant le 20 septembre 2018 - 12 h. Nous vous encourageons à renseigner ce formulaire en ligne bien avant la date limite.

 

Indications sur les financements 2019 de l'AO PNHE

L’enveloppe budgétaire globale du PNHE est aux alentours de 90 k€. Les financements typiques seront de l’ordre de ceux attribués dans le passé : le PNHE finance en moyenne 14 demandes avec des enveloppes allant de 2 k€ à 10 k€ (cf. bilan). La liste des projets soutenus par le PNHE en 201820172016, 2015, 2014, 2013, 2012 est accessible en suivant les liens. Les comptes-rendus du CS sont disponibles dans documentsL’examen des demandes par le CS aura lieu à l’automne et la mise en place par l’INSU des financements aux projets aura lieu en janvier 2019.

A noter qu’un budget spécial sera attribué aux programmes nationaux par le CNES pour l'exploitation des données du satellite Gaia, et un autre pour la préparation des programmes d’observation « temps ouvert » du JWST.

Tout financement attribué en réponse à cet appel d’offres devra impérativement être dépensé en 2019.

Nous rappelons également que le soutien du PNHE devra être mentionné dans les remerciements des publications issues des projets financés (« This work was supported by the Programme National Hautes Energies with funding from CNRS (INSU/IN2P3/INP), CEA, and CNES. »). En cas d’organisation d’ateliers et de conférences, le logo du PNHE doit apparaître sur votre site internet ainsi que sur les affiches qui feront la publicité de l’événement (logo disponible ici). Nous demandons également que les résultats des projets soutenus soient présentés lors d’une réunion ou d’un atelier du PNHE.

Le dépôt des demandes se fait sur SIGAP en suivant les indications du site de l'appel d'offre à l'INSU. Pour toute question ou information complémentaire, notamment concernant le dossier à remplir, contacter un membre du conseil scientifique ou envoyez un message à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Contours et thèmes du PNHE

L’astrophysique des hautes énergies étudie les phénomènes les plus extrêmes dans l’Univers : explosions des étoiles, formation et évolution des objets compacts (naines blanches, étoiles à neutrons, trous noirs) et étude de leur impact sur leur environnement, accélération de particules à des énergies relativistes, émission des ondes gravitationnelles, création de neutrinos de haute énergie, etc. Les émissions observées peuvent être thermiques ou non-thermiques et peuvent s’étendre sur toute la gamme du spectre électromagnétique, même si les observations à haute énergie (rayons X et gamma) sont souvent essentielles pour comprendre la physique extrême qui est à l’œuvre dans les phénomènes étudiés.

L’astrophysique des hautes énergies est par essence un domaine interdisciplinaire qui réunit des physiciens des particules, des physiciens nucléaires et des astrophysiciens. Comprendre l’accélération de particules relativistes dans l’Univers et leurs interactions avec la matière fait appel à la physique des particules et la physique des chocs astrophysiques et du milieu interstellaire. Étudier la matière dense dans les étoiles à neutrons réunit des physiciens nucléaires et les astrophysiciens qui s’intéressent aux objets compacts. Déchiffrer l’origine des éléments requiert des connaissances en cosmologie, évolution stellaire, physique nucléaire et astronomie gamma. Les observatoires mis en place pour détecter les rayons de plus hautes énergies sont fondés sur les méthodes de détection propres à la physique des particules, et leur exploitation requiert généralement des bonnes connaissances en physique de particules et/ou en physique nucléaire.

Créé en 2012 par l’INSU après la fin du troisième mandat du Groupement de Recherche « Phénomènes Cosmiques de Haute Energie », et financé par l’IRFU, le CNES, l’INSU, l’IN2P3 et l'INP, le PNHE a pour vocation de soutenir l’ensemble des activités de recherche relevant de l’astrophysique des hautes énergies en France.

Les demandes de soutien doivent s’incrire dans un (ou plusieurs) des thèmes du PNHE :

  • L’Univers comme laboratoire
  • Objets compacts et leurs environnements
  • Phénomènes explosifs
  • Rayons cosmiques
  • Nouveaux messagers

Pour plus d’informations sur les contours du PNHE et de ces thématiques, nous renvoyons au document « Bilan et Projet du Programme National Hautes Energies» (pdf).

Tout projet financé doit fournir un bref compte rendu en fin d’année. Les financements envisagés doivent être clairement identifiés et argumentés. Les demandeurs sont encouragés à indiquer leurs priorités dans les financements demandés. Pour des projets bénéficiant déjà d’autres financements (ANR, ERC, Labex, etc.), ceux-ci doivent être explicités et la plus-value de la demande PNHE par rapport aux financements existants doit être dûment démontrée.

 

Critères de choix, priorités

Les demandes de subvention doivent s’inscrire dans les thématiques couvertes par le PNHE. Les critères d’éligibilité qui seront adoptés par le Conseil Scientifique pour attribuer un financement sont, outre la qualité du projet scientifique (sans ordre d’importance) :

  • son aspect fédérateur pour la communauté ;
  • sa contribution au retour scientifique des grands instruments ;
  • son impact sur la réflexion de prospective de notre discipline ;
  • la clarté et la concision de la demande.

Il peut s’agir de demandes de subvention ponctuelles ou pluriannuelles. Pour ces dernières, un échéancier budgétaire prévisionnel sera demandé. Les projets pluriannuels seront ré-évalués chaque année sur la base des rapports d’étapes. Les projets re-soumis d’une année sur l’autre insisteront sur les évolutions et progrès accomplis.

 

Actions pouvant être financées :

  • Opérations structurantes, regroupant plusieurs équipes de compétences complémentaires autour d’objectifs scientifiques communs ;
  • Ateliers de travail sur les thèmes du programme ;
  • Valorisation des données spatiales ou d’instruments au sol, des simulations, ou développement des outils associés ; 
  • Bases de données ; archivage et mise à disposition de données ;
  • Opérations d’équipement, accompagnées d’un plan de maintenance (devis recommandé, obligatoire au-delà de 10 keuros) ;
  • Développement d’expériences, R&D sur l’électronique et les détecteurs des expériences futures, et développement de méthodes innovantes de détection ;
  • L’organisation et les participations aux congrès et écoles, les séjours (missions) de visiteurs étrangers ;
  • Actions vers le grand public.

Actions qui ne peuvent pas être financées :

Soutien de base ; Financement d’étudiants pendant la thèse, ou à l’issue de la thèse, post docs, stages M2 ; Frais de calcul ; Frais de publication ; Vacations.